Des savoirs faire artisanaux

 
 
 
 

Depuis de nombreuses années, dans une démarche de commerce équitable, Au fil des îles entretient une collaboration avec des artisans de Madagascar, d’Inde ou bien de France, spécialisés dans le travail de matières nobles telles les fibres végétales, la corne, le cuir, l’aluminium recyclé…ou bien encore le cachemire.

Le savoir-faire traditionnel, parfois ancestral, de ces ateliers artisanaux, est particulièrement remarquable.
 

 

La broderie dite “peinte à l’aiguille” 

 

Au fil des îles consacre largement son espace de vente à la présentation d’articles textiles cousus et brodés à la main, puisque c’est notre propre savoir-faire et ce depuis plus de 10 ans.

Nos broderies dites “peintes à l’aiguille” sont remarquables et personnalisent nos collections de linge de maison. Cette technique de broderie, originaire de l’extrême-orient, a pour but de reproduire des sujets, essentiellement botaniques et animaliers avec la plus grande précision.
 
 
Notre équipe de brodeuses ont recours à la technique du fil unique.
  L’utilisation d’un seul brin (du fil de coton DMC ou de soie) implique une charge de travail conséquente.
Toute la subtilité tient à l’art de cacher les points de départ et autres nœuds faire que cela soit le moins visible à l’arrière de l’ouvrage.
 
 
 

 
La vannerie
 
Richesse de l’artisanat malgache, tant par sa diversité que par son importance économique au niveau national, la vannerie est l’art de confectionner des objets en fibres végétales le plus souvent tressées ou tissées.
Le rendu visuel est traditionnellement très coloré.
C’est une activité essentiellement féminine.
Dans l’île, les matières premières abondent tels que le raphia, le jonc, le roseau, l’herbe dure ( Bozaka ), le zozoro, la paille de riz, le bambou, le sisal…
 
 
 
     Nous présentons, dans notre boutique Au fil des îles, des confections issues de l’artisanat local pour compléter nos propres collections de confections textiles. Ce sont des objets sélectionnés par nos soins pour leur originalité et leur jolie finition;
  Les colorations végétales naturelles douces plus respectueuses de l’environnement sont autant que possible utilisées. Elles offrent un visuel d’autant plus raffiné.
 
 
 

Le raphia tissé
 
Le raphia, matériau d’origine malgache est un genre de palmier de la famille des Arecaceae que l’on rencontre dans les milieux marécageux et le long des fleuves de Madagascar, mais aussi dans toute l’Afrique orientale.   
 

“Tout est bon dans le raphia” : on peut en faire des salades avec son cœur, de l’huile avec ses graines; et une partie des toitures traditionnelles, de la côte Est de Madagascar, sont faites avec ses tiges. Mais c’est aussi la ficelle de raphia qui est utilisée pour tenir le greffon sur un arbre!

Une fois les grandes palmes coupées, étape délicate à cause des fines épines le long des tiges, la tige de chaque feuille est extraite.
C’est la fine pellicule transparente de la feuille, qui est séchée et que l’on nomme le raphia.

Cette fibre “textile” très solide peut alors être utilisée pour fabriquer des cordages, des liens ou bien du tissu d’ameublement.

A Madagascar, le tissage de cette fibre s’appelle “jabo-landy” ou “rabane”…
 
Dans notre démarche de création,
des jupes de paniers ou des rabanes sont commandées
auprès d’ateliers locaux, pour être utilisées ensuite,
dans nos propres confections.
 
 
 
 
 
 
 

Le raphia crocheté
 
Avant de travailler le raphia au crochet , il faut enlever les fibres inégales (longueur, couleur, …) afin d’obtenir un crochet de qualité.
C’est à ce moment que l’on peut teindre le raphia, à chaud dans des grandes marmites à l’aide de pigments.                
C’est un art de coloriste, car la méthode est très délicate, et c’est aussi pourquoi on ne peut jamais garantir une teinte similaire d’un bain à un autre.
 

Le lent travail du crochet se fait avec dextérité, souplesse et tempo pour obtenir un résultat régulier et esthétique.
Un grand sac peut facilement prendre plusieurs jours de travail.

De nombreux points différents sont mis en œuvre: oursin, coquilla, praline, brides, croissant…

Le raphia peut aussi être travaillé en tressage à la main, en tissage sur des métiers à tisser ou en dentelle.

 

   Au fil des îles présente en boutique des articles dont le raphia a été de préférence teinté par des pigments de coloration végétale : le résultat est plus naturel, stable dans le temps, et donc s’inscrit dans notre démarche de qualité, de respect de l’environnement et des artisans coloristes.

 
 
 
 

 
L’aluminium recyclé
 
Cet artisanat est bien connu sur la ville d’Ambatolampy à Madagascar.
L’atelier-fonderie, que nous sollicitons, extrait l’aluminium à partir de l’aluminium alimentaire (aluminium blanc issu des cannettes de boissons) ou de pièces métalliques récupérées tels que des carters, boulons, menuiseries.
L’aluminium est chauffé à plus de 600°C, dans un four coincé au milieu de braises de charbon de bois, retenu par des briques.
 

   Ainsi il fond, sa température de fusion étant de 660,3°C. Certains objets sont moulés, tandis que d’autres pièces, comme les perles montées dans nos mobiles et guirlandes, sont formées grâce à un travail de sculpture, de martelage et enfin de polissage.

 
 
 
 
 
 

 
La corne
 
De tradition, la corne est utilisée dans la fabrication d’objets de rituels ou de bijoux royaux, symboles de puissance et de prospérité.
L’ artisanat de la corne est ancestral, de renommée mondiale.
Matière noble blanche, brune ou noire, et rappelant la texture de l’ivoire, la corne est étonnante… elle fascine.
 
 
 
Les objets sont tantôt utilisés traditionnellement (ex: cuillère à riz, couverts), tantôt imaginés et crées avec les ateliers locaux, pour répondre au mieux aux attentes de notre clientèle.
Il peut s’agir de porte-savon, de bijoux, et autres accessoires (peignes, colliers, bagues, pendentifs, bracelets…).
 
 
 
 
Différentes étapes sont nécessaires pour façonner la corne:
 
– La première étape consiste à enlever le cornillon (os intérieur) en plaçant la corne sur une source de chaleur.
Ensuite la corne est nettoyée à l’aide d’eau bouillante avant de la faire sécher.
La corne est ainsi prête à être travaillée : la partie supérieure, pleine, est utilisée principalement pour la création des bagues, tandis que la partie inférieure, creuse, sera utilisée pour façonner des couverts à salade, des bracelets, des colliers ou pendentifs.
 
– Dans la seconde étape, la corne est plongée dans un liquide bouillant afin de la ramollir, de l’aplanir pour lui donner la forme souhaitée.
 

– La dernière phase, celle du polissage, se fait avec de la cendre de bois, ou bien de l’écorce de riz moulue, pour lui donner toute sa brillance et la noblesse qui la caractérise.